Ainsi va la vie à Cordoba

Ecrit par Loïc F dans la catégorie Argentine, Le journal d Ambre 2 Commentaires »

8.02.2010 – 21h
De retour dans la cour interieure de l’hostel après avoir pris le temps de visiter Cordoba, et de lui trouver du charme, dans le mélange, surtout, entre désuétude et aspirations modernes, architectures, vehicules, attitudes impliquees.
Une chienne a accouché aux pieds du paseo Buen Pastor. Le garde de securite, vers 10h30 du matin, observait avec tristesse les quatre chiots et la mère fatiguée. Il nous a dis qu’il n’existait aucune societe protectrice des animaux, ici, à Cordoba. » Adios, chicos ». Nous avons contourne le batiment vitre, rapidement visite une exposition sans interet.
Vers 14h, un homme qui vendait des tomate en jouet (tomatos locos) a jeté son emballage de glace par terre, tout naturellement. De même que le jeune homme qui jouait de la guitare dans l’immeuble d’en face hier soir. De même que la jeune fille qui regardait les fringues. De même que le vieil homme avant d’entrer dans la banque. De même que l’homme d’affaire assis au café. De même que le chauffeur de taxi. De même que la mère de famille rhabillant son fils dans la station de bus.
Vers 15h, un groupe de « companion de jesuscristo » c’est installé au Burger King d’où j’ai observé une bonne heure la société de consommation se dégrader. Je lui ai trouvé des jours meilleurs là où la civilisation la croise, l’éducation, dit-on. Les jeunes hommes, propres, souriants, multiplient les tapes amicales. Ils croient en un monde meilleur. Je ne leur en veux pas. Ils jettent leurs plateaux. Merci. Ils débarassent. Ils ne gènent pas. Ils ne tachent pas leur chemise blanche. Leur petit sac à dos d’écolier contraste avec leur costume grande classe.
Vers 18h30 Clint Eastwood nous prouve encore une fois qu’il SAIT faire un film, et ouvre encore les portes d’un monde meilleur, avec Matt Daemon et Morgan Freeman. Du rugby politique en finesse. Noir et blanc, le duel éternel. Un film classique, rien de meilleur. Coupe du monde 95, johannesburg. Nous n’irons pas en Afrique, ce pays qui semble si riche en blancs, de ceux qui coupent la parole en y mettant des points de suspensions.
A 20h30, la séance est terminée, je prends Loïc en photo devant une projectionneuse avec le pot de pop-corn géant sur la tête. J’immortalise son sourire moins un plond arraché par un grain de maïs. Cinq jeunes, les bavards de la séance, passent, une fille engage la conversation. Elle veut que je la prenne en photo avec le pot sur la tête. Elle nous demande si Cordoba nous plaìt. Loïc repond oui, par politesse sans doute. Quelle séverité. J’exagère.
L’université, où un étudiant a donné un peu de ses cacahuètes à un chat vers 16h, est belle, classée au patrimoine mondial de l’humanité. L’église qui partage ses murs aussi, mais mon hoquet persistant m’oblige à en sortir.

Notre bus pour Rosario est à 00h40. Cela fait encore 2h40 à attendre ici, sur la chaise en fer gris, accoudée à la table branlante, sous le ciel étoilé cadré par le bâtiment beige, en compagnie des grillons, et des voix du groupe voisin, où l’un des employés de l’hostel tente désesperement de « tocar » la jolie francaise avec qui nous avons parlé ce matin, dans la salle d’ordinateur où un groupe de jeunes torses nus et boutonneux ont passé une heure devant leur page facebook.
Il semblerait bien que l’argentin n’arrive pas à ses fins ce soir, et que l’objet dans lequel se mue la petite francaise, tel une pièce de musée, comporte la mention : « NO TOCAR ».

Invictus – William Ernest Henley (1875).

OUT of the night that covers me,
Black as the Pit from pole to pole,
I thank whatever gods may be
For my unconquerable soul.

In the fell clutch of circumstance
I have not winced nor cried aloud.
Under the bludgeonings of chance
My head is bloody, but unbowed.

Beyond this place of wrath and tears
Looms but the Horror of the shade,
And yet the menace of the years
Finds and shall find me unafraid.

It matters not how strait the gate,
How charged with punishments the scroll
I am the master of my fate:
I am the captain of my soul.

De la « fin del mundo » à la péninsule Valdes

Ecrit par Loïc F dans la catégorie Argentine, LE PERIPLE 3 Commentaires »

Ah! Une connexion Internet! Mais toujours pas d’inspiration…pas de chance hin?

Je vais quand même essayer de vous conter nos aventures…

Coeur brisé en Terre de feu

Notre petit chien…oui nous avons éte forcé de le chasser. Pour « eviter » un paiement exessif d entree au parc national de terre de feu, nous avons quitte notre tente a 4h du matin pour entrer avant les 8h la bas. Bon, on a un peu flippe toute la journee de se faire pincer par un garde forestier, mais pour 10 euros d entree par personne (contre 1 euros pour un argentin…vive l egalite) il fallait le tenter. C etait un peu le tout pour le tout. Cela faisait 3 jours qu il pleuvait a Ushuaia, et ils (les gens de la meteo) anoncaient un amelioration pour ce samedi et pas plus. La marche a ete dure, il a plu un peu, beaucoup, puis neige, un peu et enormement (video a l appui).

Mais ce qui a éte le plus dur c est de dire a ce chien qu on a adore des le premier jour de partir, de le chasser. Du coup le parc ne nous a pas paru si genial, c est mignon mais pas plus. En tout cas, il a des choses toutes aussi belles autour.

Partir d ouchouailla

Leve a 3 heure du mat’ de nouveau (couche a 1 heure, est ce vraiment dormir?), cette fois ci pour prendre un bus à 5h pour rio gallegos. De nouveau passage infinissable aux frontieres (oui!!! maitenant on a au moins 7 tampons du chili!). De nouveau on dort comme des patates dans le bus. De nouveau a rio gallegos ou on prend un bus pour Trelew. On pensait aller a Punta Tumbo en louant une voiture la bas mais toutes les agences sont fermees, et pratiquent des prix eleves. Alors on decide d abandonner et enventuellement d y revenir depuis Puerto Madryn.

Pet nain su’le valle desse, graviers et sable inclus

Il faut s y faire, ici les boutiques ferment entre 13h et 17h. Du coup en arrivant a 13h10, bhin on attend. On trouve un agence et on loue un voiture (les prix sont chers aussi, mais bon, il faut qu on arrete de se croire au etats unis…ahhhhh!). On se lance dans la pampa en direction de puerto piramides. Apres un passage au kiosque ou on paye 90 pesos, plus 5 pesos suprises pour la voiture, on fait encore plein de pampa (je ne pensais pas qu il y en aurait autant) avant d arriver dans ce petit village dans le golf.

Il est 21h, on trouve le camping. A 22h, ca fait 30 minutes qu on est enlise dans le sable…C est des locaux qui viendront nous aider, puis appelerons les pompiers (heureusement qu ils etaient la parce que le pompier de 10 tonnes, il a fallu le tirer de chez lui… sans eux il ne serait jamais venu). Ensuite ils nous ont invite a partager leur repas (asado bien sur). Une super rencontre quoi! Une super soiree bien arrosee aussi!

Le lendemain on fait la peninsule. C est vrai que c est joli, mais c est vrai aussi qu il faut faire beaucoup de route pour arriver aux points d interets. Il faut rouler a 50km/h pour eviter que les graviers en surnombre qui pertubent trop la conduite.

Pour moi, la Caleta valdes reste le point le plus beau de la peninsule. C est un « accident » geologique qui fait que la mer entre a l interieur de la peninsule, un espece de bras d eau quoi. L eau y est vraiment d une couleur splendide!

Nous n avons malheureusement pas eu de chance de voir d orques, mais beaucoup de lions et d elephants de mer, des phoques, tatoos…

A l origine, nous voulions rester ce matin aussi, mais hier soir nous avons prefere fuir pour rejoindre Gaiman… pas de chance, la route est en construction et si on a en a eu marre de la peninsule c est aussi (surtout) a cause de la route pourrie, alors merci.

Du coup on a surtout fait de la route, dormant sur le bord de la 3…

Ce soir, on va dormir ici a Puerto Madryn pour recuperer et demain soir direction Cordoba.

Je vous avez bien dis que j etais pas inspiré…

Le bout du monde?

Ecrit par Ambre P dans la catégorie Argentine, LE PERIPLE 4 Commentaires »

Eh bien moi, le bout du monde, franchement, j y crois pas trop, quand je vois l ile d en face, et les bateaux qui partent toutes les heures pour Puerto … (je ne me rappelle plus du nom, et je ne le trouve pas – Ushuaia serait bien la fin du monde ecrit?). Eh oui, en face d Ushuaia, ce n est pas l infini, mais le Chili. Cela dit, l idee d etre au bout du monde nous plait, et ils font tout pour nous le faire croire… C est mythique, et c est seduisant. Des montagnes, de la neige, des glaciers, des oiseaux, beaucoup de containers et de flotes… Dont la Jeanne D Arc, ce qui explique la présence de 300 francais (dont la moitie sont venus se bourrer la gueule) dans les rues d Ushuaia. La ville est a la fois paisible et animee, les gens accueillants. Il y a un nombre de chiens absolument incroyable, et il semblerait meme que certains quartiers de maisons de bois ne soient habites que par eux (ils sortent la tete quand vous passez, ouvrent les portes… et bien sur: aboient, provoquant un concert infernal, reveillant tous les chiens de la ville). Nous nous sommes beaucoup trop attaches a Jason (qui s est beaucoup trop attache a nous), et j ai bien cru que Loic allait verser une larme quand nous avons appelle une societe pour animaux. eh oui, ce beau berger ne voulait plus nous quitter (il a garde la tente toute la nuit, nous a suivi dans toutes nos marches), et le camping nous a demande de trouver une solution (on le sait, les chiens mangent les poubelles et s accouplent sans autorisation…). Loic toque a la fenetre… devinez quoi? Il est de retour! Incroyable, mais vrai, il a quitte les gens de la societe pour nous retrouver des kilometres plus loin… Une vraie histoire d amour… les proprietaires (qui par ailleurs sont adorables) vont faire une drole de tete. Bref, donc on repleurera dans 3 jours quand nous quitterons Ushuaia… et le chien avec. Peu de rencontres humaines en ce moment… mais les animaux en valent tant!
Demain, nous allons visiter le parc national Tierra del Fuego, histoire de s approcher un peu plus de la fin… je me suis renseignee pour l Antartique… qui a 8000 dollars a nous donner?

En tout cas, le bout du monde qui n en est pas un est un endroit joli s il n est absolument spectaculaire (et il est sauvagement apprivoise…).

Bon baisers de pingouins!

Ambre, Loic et Jason le chien.

ArgentinaaAAA tu nous ruines

Ecrit par Loïc F dans la catégorie Argentine, LE PERIPLE 8 Commentaires »

Eh oui dure dure l entree en Patagonie, l une de regions les plus belles, certes, mais aussi des plus cheres… Sauf la viande, qui continue de rendre nos peaux grasses, mais qui ne pese pas sur nos comptes. Oui, c est tres beau, mais nous sommes pris dans la spirale infernale des transports… l Argentine est demesurement immense. Un conseil aux autres voyageurs: soyez riches, louez une voiture, ou prenez l avion.

Apres avoir laisse cette courte introduction a ma chere et tendre, je reprend le clavier pour resumer  (tres) rapidement ces premiers jours en Argentine.Rapidement car les connexions ici sont tres cheres, comme tout le reste (le nord de l amerique du sud nous a vraiment mal habitue…).

¡Pues!

Beaucoup de bus et de camping. Nous avons fete mon anniv a Bariloche ou nous sommes restes deux jours, le temps de camper dans la foret noire, gouter les glaces artisanales multi saveurs, se faire adopter par une multitude de chiens, plonger nos yeux dans le lac gele et agite, et de faire griller quelques bonnes cotes de boeufs sur la parilla (pari cha… ils sont vraiment plein de de ch ch ch ici :D ).

Ensuite direction Sarmiento(le bus par la route 40 est vraiment tres, trop, cher et surtout overbooke…on ne va pas attendre 3 jours de plus a Bariloche)… et une petite excusion vers le bois petrifie (espece de desert avec les morceaux de bois…petrifies dans un paysage prehistorique). Petite particularite, on arrive a payer le prix « local »,6 au lieu de 20, (oui, c est honteux mais dans ce pu*** de pays riche, ils font payer un prix 3 a 4 fois plus eleve pour les « etrangers »… c est vraiment hallucinant pour un pays avec un niveau de vie comparable au notre) et a passer la fouille appronfondie a la sortie…

Apres cela, direction Comodoro ou on ne reste que le temps de voir la maree monter et prendre un autre bus pour Rio Gallegos. Etape de 4 heures pour decouvrir une ville tout a fait inninteressante, et prendre un bus pour El Calafate.

El calafate est une ville tres sympathique, au bord du lago argentino (que nous allons longer cette apres midi), à une heure et demi de route du glacier perito moreno ou nous etions hier…4 heures a admirer cette immensite bleue (de chez bleue), a ecouter les craquements de ce geant qui avance, a anticiper les moindres chutes de glaces…

Et maintenant, nous restons ici en attendant notre bus de 3h du mat´ le 26/01/10 pour Ushuaia.

Nous retournons donc dans le vent d ici quelques minutes. A tres bientot

Les grands ours!

PS : Desole pour le manque d inspiration de ces derniers temps… la pampa ne nous reussi pas! haha!

<a href= »http://picasaweb.google.com/lh/photo/LDpliBOHB_eW2vaVTjafgA?feat=embedwebsite »><img src= »http://lh5.ggpht.com/_66u_NulLV8s/S1xoh5stvUI/AAAAAAAACpY/ohQCCn_0bd8/s288/P1030529.JPG » /></a>

Argentine, nous voila!

Ecrit par Ambre P dans la catégorie Argentine, LE PERIPLE 8 Commentaires »

Cela faisait longtemps que nous attendions ce moment: L entree en Argentine…
Le territoire est, comme vous le savez, gigantesque, et les cotes de boeufs non moins decevantes au niveau taille… Cela fait quatre jours que nous avons passe la frontiere (tres propre et pro, genre guichet de banque), et nous nous croyons en Europe, avec du vin moins cher, de la viande terriblement bonne ( ce n est pas une legende), et aussi plus d argentins… la plupart avec cette etonnante coupe de cheveux qui consite a se raser le crane et a ne garder que quelques meches longues a l arriere du crane (j ai convaincu Loic de ne pas s y essayer…)
En tres bref, l Argentine c est tres reposant, tres agreable, c est beau, mais cote depaysement… c est pas trop ca.

Nous avons donc visiste Mendoza (tres rapidement), campe a Saint Raphael, et pris un looooooooooong bus pour arriver ce soir a Bariloche (la « Suisse argentine »), ou nous allons feter l anniversaire de Loic comme il se doit. Nous logeons ici. En face, il y a un pub irlandais… je vous laisse deviner la suite.

A tres vite!

Sur la route du Dakar de la bolivie au Chili…

Ecrit par Ambre P dans la catégorie Chili, LE PERIPLE 8 Commentaires »

Dans le desert, difficile de vous ecrire, mais nous avons bien pense a vous!

Partis de Sucre le 5 janvier, arrives a Potosi trop tard pour avoir la connexion avec Uyuni (evidemment si les gens ne mettaient pas une heure a charger une malette,a s insulter en espagnol -ca a un cote folklorique pour l etranger- et 2 heures a se placer -mais ou est le numero 25?), nous avons pris le dernier bus de 19h, et en attendant, mange du pain maraqueta (pain francais), regarde un homme se faire bruler les cheveux sur la place (sorte de spectacle de rue…), achete des ciseaux en negociant le prix de 5 bolivianos a 3 (pauvre vendeur) pour couper nos propres cheveux, jete un dernier coup d oeil a la place de Potosi, defiguree par les decorations de Noel surabondantes…
A 2h30 du matin, nous sommes arrives a Uyuni, derniere ville sud-bolivienne, avant le Chili. Nous sommes restes dans le bus, et y avons dormi jusqu a 7h, heure a laquelle l assistant du chauffeur est venu ouvrir la porte (fermee a double tour), les joues gonflees par je ne sait quel phemomene : l adolescence, les oreillons?
A 7h15, nous avons donc arpentes les rues d Uyuni, cette minuscule ville sans grand charme envahie de touristes ou les toilettes publiques, centrales, regorgent de mouches. Nous avons croise une petite dame qui nous a promis un prix interessant pour faire le tour du fameux salar d Uyuni. Nous l avons suivi. Nous avons negocie. Et nous sommes retrouves sans doute a payer le meilleur prix de la ville (ce que nous nous sommes gardes de dire aux autres afin de ne pas lancer de vague de deprime -et finalement nous avons craque lorsqu un francais tout fier de son prix nous a force une main imaginaire, une main orgeuilleuse… Tout ca pour vous dire, a vous voyageur, NEGOCIEZ! Et ne croyez pas qu en payant plus ce sera mieux. Ils proposent TOUS la meme chose,ils ont des cuisinieres en commun, s arretent aux memes endroits… la difference seule peut etre faite par le guide. En ce qui nous concerne il etait assez absent).
Vers 10h, la petite placette de la ville est remplie de touristes qui dejeunent sur les terasses. Nous avons fait de meme, et malgre les prix abusifs, avont pris plaisir a etre sur cette place ensoleillee et arboree.

A 10h30, tous puants et ebouriffes, n ayant pas trouve de douche, et le prix interessant etant lie au fait que nous devions partir le jour meme, nous avons rejoins une bolivienne (parlant parfaitement francais, et plutot riche j imagine), etudiant l agro, tres interessante, deux mexicaines, une reporter un peu snob et une prof de socio gentille, et un coreen (du sud), Woody, le plus agreable.
Notre guide, Grobert (quel nom!), avait l air fatigue avant de partir, je l excuse donc pour son air perpetuellent absent. Il faut dire qu ils les font travailler sans relache, et que le tour que nous avons fait, s il ressemble au dakar, n est aucunement reconnu comme ce dernier. La cuisiniere a finalement ete abandonnee a Uyuni, afin de laisser a nos jambes de geants un peu d espace. Il a fallu en chercher une a l ile de cactus geants au centre du salar, et n en trouvant pas, Grobert  s est resolu a cuisiner lui meme. Et c etait tres bon (premier repas: Lama,quinoa et salade).

Le 6 janvier, nous sommes partis a la visite de l un des lieux les plus magiques au monde, malgre la presence a nos cotes de milliers d autres touristes! Il est difficile de decrire de tels paysages, je vous laisserais aller voir les photos, et pour les sensations reelles (mal de fesses dans le 4*4 par exemple), aller en Bolivie (Sud Lipez)!
Durant 3 jours de 4*4 intensifs qui m ont donne la sensation de vivre le Dakar -car ici ce sont les voitures qui font les routes- nous avons traverse un desert de sel, de sable, de roche, de cactus, de lagunes colorees. Malgre la saison des pluies, nous n avons pas recu une goutte sur le pare-brise, si ce n est celle des flaques immenses dans lesquelles reflettent les mirages, les montagnes qui s effacent,les tas de sel. Le moment le plus genial a sans doute ete l arrivee sur la lagune rouge, ou broutaient quelques lamas aux oreilles enrubannees de rose et de vert, picoraient des familles de flamands roses et nous regardaient curieux -mais de loin- les gracieux vicunas.
L arrivee, aussi, au premier soir, dans l hotel de sel, ou, tout comme le nom l indique, tout est fait en sel, du toit au lit. Malgre la blancheur du lieu l ambiance est chaleureuse, les murs semblent avoir ete tailles dans un marbre brut qui reflete et garde la lumiere. Autour de la table, la bolivienne blonde aux yeux bleux, Andrea, nous a dit etre contente de la presence d Evo au pouvoir, ne pas aimer celle de Sarkosy en France(mais avouer qu il n y a personne qui tienne la route en face), et mieux connaitre le statut des paysans francais que ceux des boliviens. Dans la region du salar ( ja ai oublie de preciser que c est le plus grand du monde,10 000 m2), par exemple, le probleme de la mecanisation se pose. Comment ameliorer les conditions de vie paysannes, sans perdre l authenticite de leur travail, disons la qualite de leur production? On voit travailler cote a cote les boeufs et l araire, et les tracteurs. Dans le desert sale, ou se cultive principalement le Quinoa, les boeufs disparaissent et on mecanise. Comme les tracteurs ne peuvent pas fonctionner sur les versants ou se cultive la cereale, on deplace les champs sur les plaines. La disparition des animaux entraine une perte de richesse au sol (plus d excrements pour fertiliser la terre) et destabilise la mobilite de l eau. Alors, qui a la reponse a ces mutations necessaires mais nefastes ? :-D

Le dernier jour, nous sommes arrives, apres visite rapide des geysers dans le noir, aux bains thermaux, vers 6 heures du matin. Les plus tentants que j ai vu, au milieu des montagnes, avec les flamands roses, au lever du soleil, dans la lumiere rose… Mais il fait trop froid a 6 h du matin dans le desert!
Apres avoir dejeune avec vue sur l eau fumante sans y mettre un doigt de pieds (mais de main, si), nous avons continue jusqu au Chili. La frontiere? Une baraque avec ecrit « Migracion boliviena », une carcasse rouille de bus, taguee, enfoncee dans la terre rouge, un volcan, et des traces de vehicules qui filent vers le Chili, dans le sable… Un no man s land rejouissant!

La transition entre la Bolivie et le Chili est surprenante, car bien qu ils partagent le meme desert,les paysages sont soudainement tres differents. En Bolivie, on foule le desert,on dirige ses yeux vers le haut. Au Chili, on perd pieds,tant la vue ouvre sur un espace immense et innacessible. On a l impression de « tomber » au Chili. On descend la pente avec plaisir,  d autant plus d ailleurs que la pente est goudronnee: on arrive en territoire riche.

Cela fait seulement 5 jours que nous sommes au Chili, mais nous avons deja pu nous rendre compte du fait que : le nord ressemble aux Etats Unis, les gens y sont tres aises, les paysages sont tres divers et magnifiques, le centre ressemble a l Europe, que c est genial!

Nous avons fui l oasis de San Pedro de Atacama ou nous sommes arrives le 8 janvier (trop cher!!!) pour La Serena (17 heures de bus),une jolie ville paisible au bord de la mer, dont vous connaissez peut etre le nom, spectateurs du Dakar! Nous n y sommes restes que quelques heures,avant de repartir pour Vicuna ou nous sommes alles observe les etoiles (et Jupiter) dans des telescopes derniere generation.
Nous avons plente notre tente a cote de celle de Gisela et Edgardo, deux chiliens adorables qui nous ont emmennes un peu partout avec eux. A commencer par la vallee des vins, entre Vicuna et Pisco Elqui, qui offre des panoramiques superbes et qui nous a rappelle la Provence! Les montagnes sont tres differentes, mais la lumiere sur les places ou les petits vieux somnolent sur les bancs en face des eglises ont quelque chose de notre sud francais, la couleur des bougainvilliers, l odeur des vins taniques… Ici les viticulteurs n hesitent pas, afin d economiser, a acheter des terrains innacessibles sur les flans des montagnes, a y planter des vignes a la verticales et a y faire travailler,au risque de tomber, les vendangeurs (temoignage d Edgardo). Ici les vignes sont tres hautes (a notre taille! Meilleur pour le dos), et on distingue principalement trois sortes de raisin: tres gros: vins de table. Moyen: vins de garde. Petits: Pisco, la grande specialite!
Nous avons goute deux cabernet sauvignon en accompagnement des « choripans » et cotes de porcs delicieusement prepares par Gisela et Edgardo au grill du camping. Les « choripans » sont une specialite chilienne: du chorizo (doux) a la braise dans du pain. Simple, et efficacement bon!
Ils nous on laisse hier soir, apres avoir regarde l arrivee du Dakar a la Serena ensemble. Les deux premiers motards sont arrives sans emulation du public (que voulez vous ils ne sont pas chiliens!), main gauche sur la cuisse et salut digne du pape aux spectateurs.
Nous avons pris un bus de nuit pour Valparaiso ou nous sommes arrives ce matin. Nous sommes tombes sur une guesthouse tres sympathique, ou nous sommes tentes de rester quelques temps…

Sucre et Potosi

Ecrit par Ambre P dans la catégorie Bolivie, LE PERIPLE 6 Commentaires »

Potosi est la ville la plus haute du monde, 4200 metres d altitude… et ca se sent. On y marche comme des petits vieux, On y traine meme, et c est agreable puisque cette petite ville coloniale perchee fait partie des plus agreables que nous ayons visite, de l une des plus riches au niveau culturel. La casa de la moneda est le principal musee, qui s etend sur 7500 m2. Le lieu est parfaitement etudie, elegant, … espagnol. Bois fonce, pierres taillees, briques rouges et tuiles forment un ensemble harmonieux entre pieces, patios, couloirs. La collection comprend des peintures, une locomotive offerte par les americains (en echange de quoi??) pour l exploitation des mines -car le sol de Potosi et des alentours est sans doute l un des plus riches au monde, des chars (caleches) francais, des monnaies d or et d argent, ainsi que toutes les machines necessaires a leur fabrication -bien que ces machines n aient finalement pas tant fonctionne que ca, les americains et europeens fabriquant les bolivianos. Aujourd hui encore, devinez qui fabrique les pieces boliviennes? Le Canada. Et les Billets? La France!! Des machines les plus rustiques, mecanisme de roue sur deux etages, l un  servant a la formation des plaques a monnaie, l autre au betes pretant leur forces au mecanisme,  aux machines plus elaborees, a vapeur, importee du New Jersey. La section archeologique comporte des momies de bebes et d enfants espagnols retrouves dans les eglises… troublant. La section mineralogique expose une quantite de pierres imnpressionnante. Certaines sont de veritables miracles naturels. On lit d ailleurs que la montagne de Potosi a ete consideree comme la 8eme merveille du monde. La legende raconte que l or le cuivre et l argent ont ete decouvert dans le sol apres qu un berger venu faire brouter ses lamas ait allume un feu une nuit de grand froid. La peinture la plus celebre illustre cette legende (quand aux autres, elles ne temoignent pas d un tres grand talent…) et parle du partage de la terre entre la culture europeenne et inca. Precense de la croix du christ entre la lune et le soleil, de part et d autre de la vierge plantee dans « el cerro rico », la montagne de Potosi, « Pachamama, la mere-nature, comme Winnie dans son mamelon de « Oh les Beaux jours »…
Les mines aussi se visitent, mais elles restent dangereuses… je laisse aux hommes vaillants de ce pays le soin de decrocher la lune pour les autres (car je me doute bien que leurs conditions de  travail sont terribles et qu ils ne  sont pas ceux qui beneficient des richesses du sol qu ils exploitent…)

Sucre est un peu moins haute que Potosi, et on y respire mieux. La ville est riche, et on s y sent comme dans une ville europeenne. Restent les poubelles qui sont presentes a chaque coins de rue, et qui sont notre seul depaysement ici… On appelle Sucre « la ciudad blanca », parce que son architecture coloniale est toute de blanc vetue. Il y a des chocolateries, pour notre plus grand plaisir, un cinema (ou nous avons ete voir l Avatar: un bon film de science fiction), des bars… de la vie quoi!
Sur la petite place trainent des petits cireurs de chaussures, que l on a cru eviter aujourd hui en portant nos sandales… pero « es possible » nous ont-ils dit. Nous ne nous faisons pas cirer les chaussures mais discutons avec ces enfants qui ont entre 12 et 14 ans et qui contrastent definitivement, en haillons, avec les hommes en cravates qui traversent la place… La Bolivie est aussi une terre d inegalites flagrantes…

Demain, nous quittons la ville de Sucre, sa blancheur et ses palmiers pour le desert du salar d uyuni ou nous esperons bien trouver aussi une oasis…

Oursement Votres, Ambre et Loic

La paz, 2010 et Potosi ou comment passer le nouvel an a 20 km de la ville la plus haute du monde (titre le plus long du monde aussi)

Ecrit par Loïc F dans la catégorie Bolivie, LE PERIPLE 13 Commentaires »

Attention, concentration!

Pour commencer, nous souhaitons nos meilleurs voeux a tous les lecteurs de ce blog pour cette annee 2010 (annee des elections en Bolivie…¿¿¿ »Evo de nuevo » o no???).

Concentration aussi car beaucoup de choses se sont passees (Toute cette puissance editoriale en nous a besoin de s exprimer!) et evidemment un ordinateur au top pour le faire (je crois que c est la premiere fois que je vois un PC avec skype et un casque sans micro ni oreillette – oui c est possible – et sans lecteur CD…passons).

Ambre s etait arretee a la Paz…ville magique…euhhhhh enfin c est surtout beau de loin (et vite fait sur la petite place d arme- sinon l interet  c est surtout que c est pas cher, ou barato comme disent les gens hispanophone comme nous :D ), et logiquement, si j ecris, c est que nous avons survecu a la route de la mort.

Les grands ours sur la route de la mort

Apres une bonne nuit de merde(***tut** zut la censure a ete trop lente) dans l hotel el viajero dont le restaurant voisin s amuse a mettre de la musique a fond les ballons entre 2h et 5h15 (oui il sont tres ponctuels), nous nous reveillons a 6h pour aller poser les bagages dans notre nouvel hotel « Blanquita ».

6h30 : on sonne a l hotel (et on s acharne un peu…)
6h45 : un homme decoiffe en bas de pyjama (ne vous inquietez pas, il a aussi un haut, mais plus style journee) nous ouvre la porte.
7h10 : on se pointe a l agence de velo Free Bikes pour le rendez vous petit dej
7h30 : on nous ouvre (la Bolivie c est la ponctualite a l etat pur, mais on s en fout, on a le temps)
8h : on embarque dans le petit van (le ventre plein du pot de creme de lait que nous avons fini sans complexes) ou on a la place de mettre une moitie de jambe

18h22 le 01/01/10 : j arrete de detailler cette journee a velo.

En gros on a passe une super journee. Les velos sont supers (oui parceque de toute maniere la vie c est super) et ont des roues trois fois plus grosses qu un VTT normal (deux fois pour les VTT de compet de beau papa), et on fonce comme des dingues en passant des hauteurs eneigees (papa, on a bien recu la boule de neige ;D) a la jungle luxuriante 3650 metres plus bas ( c est quand meme 68km de descente). Nous avons mis quelques photos, mais nous en avons bien plus en CD que le guide a pris tout le long du trajet (Belle maman, j ai trouve un concurrent a votre hauteur), mais ce cyber n ayant pas de lecteur CD (CF plus haut), il faudra se contenter des quelques photos que nous avons prises. Nous finirons « la sortie » dans la piscine d un hotel a Corioco (avec buffet et gelee au dessert…).

Les grands ours sur la route de la panne

Nous rentrons a la Paz vers 20h30 apres des bouchons et 45 minutes d attente a cause d un eboulement sur la nouvelle route (celle qui remplace celle de la mort, et qui enchaine asphalte, gallets, terre battue, et boue sur 40 km). Comme il est tard, on ne peut pas recuperer les CD photos, et il n y a pas ma taille pour le T shirt… il faudra revenir le lendemain pour recuperer tout ca.
C est vers cette heure la qu on nous apprend que les bus ne fonctionnent pas le 31/12/09 jusqu au 2/01/10… NOoooooooonnnn, pas coinces a la Paz! Finalement on se fait une raison et on se dit qu on ira dans l hospedaje Solaris (plus de mochilleros, plus d ambiance …pour toujours plus de rigolade!) pour passer ces trois jours a attendre (les bus pour Potosi et Sucre roulant de nuit… et evidemment il etait deja trop tard pour prendre celui du 30/12/09).

Le lendemain, a tout hasard, on va la gare vers les 11h30…  Ah! un bus part a 13h pour Potosi! On reflechi en 2 secondes. Ok on va Potosi, meme si l arrivee est prevue a 22h (le 31/12/09 pour ceux qui ne suivent pas). On fonce recuperer les sacs, j envois cag***(la censure a marche ce coup ci) la femme qui veut me faire payer la nuit alors qu on a meme pas utilise la chambre, taxi et hop au terminal!

A 13h30, on commence un looooong voyage vers Potosi. Je passe les films pourris (genre crank 2, comme si le 1 ne suffisait pas …), les musiques redoutables en boucle, les gens debout et entasses dans le couloir a partir d Ororu la ville depotoir pour en arriver a … LA PANNE! (comme l a fait remarque Ambre, la compagnie s appelle Panamerica…et elle le vaut bien).

A 40 km de potosi, a 22h30, sous la lumiere de la pleine lune, le bus s arrete.
Un cardan… 30 minutes de reparation, puis 1h, puis pas de reparation possible… les infos se succedent sans qu on arrive vraiment a savoir la verite et si nous allons pouvoir repartir. Ce n est pas grave, on discute avec tous les gens qui sont la, et plus particulierement avec Victor, ce peruvien « en marche vers la paix » (cette marche vers la paix qu il fait avec son binome Mauricio qui ressemble un peu a barrack obama) jusqu a Mendoza le 2 janvier.

A 40 km de potosi, a 23h30, sous la lumiere de la pleine lune, une bande d argentins, de peruviens, de boliviens et deux francais discutent de tout et de rien, et se disent que c est surement ici qu ils vont feter la nouvelle annee.

A 40 km de potosi, a 23h59 et 30 secondes, sous la lumiere de la pleine lune, le decompte en espagnol commence…

A 40 km de potosi, a 00h00, sous la lumiere de la pleine lune, deux canettes de biere sont ouvertes et circulent de main en main dans le cercle que nous formons. C est le temps des accolades.

A 40 km de potosi, a 00h30, sous la lumiere des phares, tout le monde (sauf ceux qui ont prefere prendre les quelques transports qui passaient par la) remonte dans le bus qui vient d etre repare – et ou tout le monde a maitenant sa place.

Nous arrivons a 1h30 a Potosi. Nous sommes seulement 8 a y descendre, les autres continuant jusqu en Argentine avec le bus bricole.

Nous prenons le premier hotel que nous trouvons (nous ne sommes pas vraiment au centre). « Precio economico y buenas habitaciones » nous dit le gerant. On dormira habille dans une chambre ou le neon continue a clignote apres extinction! Feliz ano nuevo!

Nous sommes aujourd hui dans un logement au centre ville que nous avons arpente toute cette apres midi (sauf les trois dernieres heures a squatter le net).

Nous avons fete la nouvelle annee ce midi avec un gros plat de viande de llama et un bon vin bolivien.

Et a toi, courageux lecteur, qui aura supporte ce long article, je te souhaite une bonne annee 2010!

Entre Noel et Nouvel An, d Arequipa a La Paz

Ecrit par Ambre P dans la catégorie Bolivie, LE PERIPLE 8 Commentaires »

Apres notre noel luxueux, l arrivee en Bolivie  nous a tout de suite remis dans le bain (et c est le cas de le dire puisque c est la saison des pluies) du voyage… Depart d Arequipa a 22h, apres avoir squatte le bord de la piscine de la Casa de mi abuela pendant plus de 9 heures… Arrivee a Puno a 2h45 du matin, a 4850 metres d altitude, dans une gare sans chauffage ou nous avons experimente: « dormir sur des sieges jaunes en plastiques coupants ». Premier depart a 7h30 pour Copacabana, en Bolivie. Apres une petite attente matinale de 5h30 environ, nous avons donc quitte le Perou pour la Bolivie dans un bus a mi chemin entre le tracteur et la camionnette. A 11h30, passage de la frontiere. Il fait beau, la vue sur le lac de Titicaca est superbe, et une petite plaque sous une arcade accollee a une vieille eglise jaunatre indique: Perou/Bolivie. Les passeports sont rapidement tamponnes, et nous choississons, a notre arrivee a Copacabana 8 km plus loin, de nous rendre directement au Nord de la Isla del sol. L ile est on ne peut plus calme, les truites y sont delicieuses, la vie vraiment authentique… CONTRAIREMENT AU SUD DE L ILE, que nous ne recommandons a personne, car c est un veritable attrape touriste (il faut payer 5 bolivianos de droit d entree… et il n y a rien a voir que des restaurants et des WC pour touristes en construction a la sortie du bateau!). Nous y dormons dans el refugio de Alfonso, en haut de la colline surplombant le lac qui a des airs de mer mediterrannee, dans des cabanes en adobe. Pas de douche, mais air frais assure.

Aujourd hui nous sommes a La Paz, apres avoir quitte Copacabana ce matin, en compagnie de deux colombiens vivant au Bresil, Cindy et Yesid, que nous avons rencontres sur l ile. Demain, depart a 7h pour la fameuse « route de la mort » entre La Paz et Corioco, que nous allons descendre a velo.

Pour l instant la Bolivie nous parait tres accueillante, avec une mauvaise note pour la connexion internet qui encore une fois ne nous permet pas de vous montrer la splendeur de ses paysages.

A tres bientot!

JOYEUX NOEL!!!

Ecrit par Ambre P dans la catégorie inclassable 4 Commentaires »

Les grands ours vous souhaitent (rapidement) un joyeux noel depuis arequipa. Il tenteront ce soir de reproduire un repas francais dans un bel appartement peruvien loue pour 2 nuits.

Yo HOHO Encore Joyeux noel a tous!!!